Afin de bénéficier d’un nouveau financement pour l’innovation, la technologie et la science, l’ANST du Sénégal organise un colloque international durant 3 jours. Cela vise à élaborer et à concevoir de nouvelles stratégies et méthodes de financement.

Ceux qui assistent au symposium international réfléchissent sur la manière de trouver un financement pour l’innovation, la technologie et la science. Sachant que le manque de financement est le frein principal au développement de la science en Afrique, l’ANST veut insister sur la recherche d’autres alternatives pour financer la recherche et l’enseignement scientifiques.

D’après le président de l’ANST, la volonté politique de se servir de la technologie et de la science afin de favoriser le développement ne suffit pas. Il estime que le financement nécessaire à la recherche est de 1% du PIB. Or, il n’y a que l’Afrique du Sud qui est près de ce chiffre (0.9%). Cette situation s’explique avec la baisse du nombre d’aides au développement, des paramètres stricts pour l’utilisation des ressources budgétaires et concessionnaires prévues pour le domaine de l’innovation, la technologie et la science.

L’ANST invite les bailleurs de fonds et les institutions de financement du développement à accompagner les pays via de nouveaux systèmes de financement pour la recherche. Beaucoup estiment que la recherche scientifique et l’innovation peuvent contribuer à la croissance économique d’un pays.

Certains analystes affirment que le manque de financement viendrait aussi du fait que la recherche scientifique n’est pas financièrement rentable pour les bailleurs. Ainsi, les investisseurs privés ne sortent pas leur portefeuille.

Un investissement dans la science

Plusieurs scientifiques du monde entier appellent les pays africains à investir davantage dans la science. Ils affirment qu’un pays ne peut se développer s’il n’investit pas dans ce secteur. Le monde est partagé entre les personnes qui ont le savoir et celles qui ne la détiennent pas, ajoutent-ils.

L’exemple du Singapour a été cité pour inciter les pays africains à investir dans la science. Selon les scientifiques, c’est un petit pays qui ne dispose d’aucune ressource naturelle et qui a choisi d’investir dans la science. Cela lui a permis de dépasser l’Allemagne, la Grande-Bretagne et le Japon en matière de revenus par habitant. Pour développer la science, les pays ne doivent pas uniquement attendre l’aide des autres. Il faut s’aider soi-même, car personne ne le fera, martèlent-ils.